Logos Multilingual Portal

Select Language



Édouard Pailleron (1834-1899)     
Né à Paris le 17 septembre 1834 - mort à Paris le 20 avril 1899.

Docteur en droit, clerc de notaire puis avocat, Édouard Pailleron, après deux années dans l'armée, passe à la littérature en 1860, se faisant connaître par un volume de satires en vers, les Parasites, tandis que l'Odéon affiche sa première pièce, intitulée, aussi, le Parasite, et située dans une Antiquité de convention qui sent l'école. Il atteint la notoriété comme auteur à succès de comédies de moeurs, parfait reflet d'une société bourgeoise qu'il dépeint avec esprit, sachant placer là où il faut les noeuds de l'intrigue sentimentale et les mots d'auteur. Il donne ses pièces autant sur les Boulevards qu'à la Comédie-Française, où il est admis dès 1863 avec le Dernier quartier, comédie en vers, dont le succès lui permet tous les espoirs. En 1868, la création au Théâtre du Gymnase du Monde où l'on s'amuse, description d'un milieu frelaté à mi-chemin entre le monde et le demi-monde, asseoit sa célébrité. Cette sorte de vérité dans l'évocation de la société établie au sein de laquelle se recrutent ses spectateurs donne à Pailleron une dimension de peintre des moeurs de son époque, qu'il assortit d'un véritable sens du dialogue et du mot d'esprit. Gendre de François Buloz, directeur de la Revue des deux mondes, il y exerce ses talents et est associé à la propriété de la revue. Au milieu d'une abondante production, on peut citer tout particulièrement le succès de l'Âge ingrat créé au Théâtre du Gymnase dramatique en 1878, et, à la Comédie-Française, l'Étincelle , en 1879 et surtout le Monde où l'on s'ennuie, en 1881, peinture d'un monde factice, conventionnel que l'amour vient bouleverser. Le succès phénoménal de cette pièce, qui dépassera les mille représentations à la Comédie-Française, vaut à son auteur un fauteuil à l'Académie française.

Ni la Souris, en 1887, ni Cabotins ! en 1894, ne parviennent à renouveler cette exceptionnelle réussite. En 1931, la Comédie-Française célèbre le cinquantenaire de la création du Monde où l'on s'ennuie et en réalise une reconstitution historique qui replace la pièce dans son contexte sociologique.

csak az a boldogságunk van, amit mi magunk adunk